Salut mes petits loupinous ! Une nouvelle info exclusive pour vos yeux émus : avec des potes, entres autres gens motivés, on lance un site musical qui déchire ta grand-mère :
Des chroniques, des concerts, des dossiers, des MP3, des vidéos, des news… bref un espèce de contenu complet, y’en a pour tout les goûts, du soft au SM, du fanta à l’asbynthe !
Bon, eh bien voilà, je ne sais pas que dire de plus à part de vous encourager à y jeter un oeil si vous aimez tout ce qui a un rapport à la musique, et même si vous êtes motivés pour participer à l’aventure, BTS recrute ! See ya, and, don’t forget :
P.S. : Et le premier qui objecte en disant : “tagueule wannabe sous-pitchfork, ton truc c’est consensuel épuré dégueulasse” je le fiste avec des graviers en lui disant qu’il a raison, tout de même.
Dans la vie, il y certaines choses qu’on ne peut pas éviter, d’autres qu’on peut éviter, et d’autres dont on se fout royalement, mais qui finissent toujours par arriver. La playlist du mois fait partie de cette troisième catégorie, toujours fidèle au poste depuis Décembre 2008, ce qui lui fait déjà 6 mois d’existence au compteur.
Mais plus qu’une institution reconnue de la blogosphère entière, la playlist du mois est une ode au partage, une ode à la beauté d’être ensemble, d’écouter ensemble, de regarder ensemble, une ode à la beauté d’une communauté recréée autour d’un désir commun : la bonne musique qui tape.
Bon, voilà, maintenant on peut arrêter de dire des conneries et rentrer dans le vif du sujet. En ce mois de Mai, pas moins de 15 chansons plutôt violentes vous attendent dans un player deezer toujours plus atroce et dysfonctionnel. Vous y trouverez :
Vendredi j’ai rattrapé deux semaines de nouveautés musicales. C’était bien, c’était illégal. Et samedi soir de 20h à 5h j’étais à la soirée évènement de cloture du Printemps de Bourges : “Rock’n'beat party” avec des tas de groupes rock et électro genre Ghinzu, Birdy Nam Nam, Laurent Garnier, Yuksek, Miss Kittin & The Hacker et encore pleins d’autres. Ca se passait dans deux salles différentes et mitoyennes, une quinzaine de groupes pour 9 heures de concert non-stop. Je vais vous faire un résumé car c’était quand même un bon week-end et que j’aime bien parler de musique avec un ton docte et enflammé.
Dans la vie, certaines chansons nous marquent. Je me souviens particulièrement de cette chanson, Benoit Tourne-toi qui devait faire un carton quand j’avais, genre, 12 ans. Je la trouvais conne cette chanson. Super mièvre. Débile et tout.
Quelques années plus tard je l’ai réécouté et je me suis rendu compte que c’était l’une des chansons les plus gay-friendly du monde ou un type en apparence beau-gosse loser brushingué de base raconte son expérience sodomite avec un travelo. Ouais.
En plus je vous balance la version non-censurée, celle qui laissait planer le doute pour les auditeurs de onze ans de Fun Radio.
En effet, il n’est pas permis de douter entre “J’ai senti ses mains glisser en bas de mes reins” et “J’ai senti son gros machin, glisser en bas de mes reins”. Oui oui. Vous allez me dire : espèce de connard, tu postes rien pendant une semaine et tu reprends la parole pour CA ? Oui, car j’estime que sans cette chanson, Brokeback Mountain et Roger Karoutchi n’auraient jamais vu le jour. Merci Benoît pour cette chanson catharsique libératrice second degré simpliste, annonciatrice de la tecktonik. Ouaiiiiis.
Salut. Dans la chanson du jour vingt-sixième du nom le track incendiaire d’un groupe non moins incendiaire dont je vous avais parlé il y a quelques semaines déjà : les portugais de Buraka Som Sistema dont je vous avais balancé Kalemba, une bombe kuduro que je faisais tourner en boucle. Depuis leur album est sorti en France et, disponible à l’écoute, j’ai pu en découvrir plus. Je vous balance donc Aqui Para Voces, un des plus irrésistibles de l’album.
Dans la vie il y a des choses qu’on aime, des choses qu’on n’aime pas, des choses qu’on ne comprend pas, et des choses qu’on se doit de voir. Dans la dernière catégorie, les gros chanteurs sont sans doute placé très haut dans liste. Néanmoins le gros chanteur n’a d’intérêt que s’il est jeune et/ou à lunettes/médiocre/vieux/délivrant un message sujet à polémique et interrogations qui contraste fortement avec leur apparence débonnaire. Ainsi, Bob Zanger et Gilles Langoureau nous parlent.
Bob Zanger, une de ces innombrables enfants-star que la société accouche, noyant son succès dans les rillettes et les prostituées mineures bondissantes.
Gilles Langoureau, qui mélange libido-adipeuse islam tolérance et cholestérol dans un tube incendiaire et polémique waouh.
Salut. La playlist du moins d’Avril est arrivée. Au programme 15 chansons cooools parce que c’est le printemps et que je vais bien tout va bien. Vous y trouverez :
De l’indé-pop-electro-rock-sirop :
Avec les norvégiens Royksöpp (en français vesse-de-loup, dingue non ?) qui sortent Junior, un très bon album.
Avec les anglo-saxons Yeah Yeah Yeahs qui sortent It’s Blitz, un très bon album (j’ai hésité entre deux chansons et finalement je vous ai mis les deux)
Avec les suédois Peter Bjorn & John qui sortent Living Thing, un très bon album sur lequel la chanson Living Thing est une très bonne chanson.
Avec les goddons de Portishead qui ont sorti Third ya déjà quelques mois mais qui le valent bien et que je range dans la catégorie rock-indélectropicale parce que. De toute façon l’acception trip-hop est un salmigondis de critique.
Avec les français Neïmo, dont je suis pas au courant de l’actualité récente mais leur chanson Poison the chalice est bien car elle délivre un message de haine envers la religion et les évêques négationnisto-mysogines.
De l’électro-house-techno-ambient-space-disco-electroclash :
Avec les français Miss Kittin & The Hacker qui sortent Two, un très bon album bien techno-dark-italo-clash-tapute et que je vais aller voir au Printemps de Bourges.
Avec l’anglais Zomby, à savoir un morceau à l’ambiance bien rave méchante et tout. Bouyaka bouyaka.
Avec Rex The Dog, un producteur compositeur DJ qui est un chien et qui fait une gentille house très agréable à écouter.
Avec les italiens de The Bloody Beetroots, qui sont, avec les Crookers et Congorock and others les nouveaux représentants de la scène électro italienne et internationale. C’est bête brut et méchant. C’est Rombo.
Avec les norvégiens de Blackbelt Andersen qui sortent un très bel album éponyme aux sonorités planantes et chaude et froides en même temps comme un bon gros fjord en hiver (le lac, pas le yaourt, encore que). C’est techno, c’est space-disco, c’est planant, c’est cotonneux, c’est frais frais frais : c’est Blackbelt Andersen qui fait la transition entre l’hiver et le printemps.
Avec les teutons de Kraftwerk sans qui tous les hurluberlus cités plus haut auraient finis vieux et aigris.
Des trucs posés et chaleureux parce que c’est le printemps et bientôt l’été et les vacances :
Avec le français Sébastien Tellier, parce que c’est pas parce que son album faisait déjà l’été 2007 et 2008 qu’il ne faudrait pas qu’il fasse le 2009, OUI qu’on se dise l’album Sexuality est le compromis parfait entre la torpeur ouatée d’estivaux instants fugaces et mordorés et le bourgeonnement vital et libidineux généralisé des arbrisseaux et des êtres humains.
Avec le français Oxmo Puccino qui sort L’arme de paix, sans doute un très bon album mais puisque je n’ai pas pu l’écouter je ronge mon frein en découvrant sa discographie entière notamment l’excellent et jazzy Lipopette Bar qui prouve que les nègres sont tout à fait capables de faire du hip-hop intelligent et audible et qui sort du lot.
Avec le français General Elektriks qui en plus de collectionner des centaines de clavier pour assouvir sa monomanie névrotique compose des petits bijoux de morceaux qui donnent chaud au coeur et l’envie de claquer dans ses doigts en prenant le premier apéro de la soirée.
Et enfin avec les australiens de The Cat Empire parce que si ça continue on va m’accuser de sectarisme, de xénophobisme, de commautarisme, moi qui suis pourtant homme d’ouverture patenté, qui font des chansons dont le seul but semble être de danser tranquillement après une journée de surf en draguant des naïades aborigènes en bikini.
Un jour, j’essaierais d’arrêter d’écrire comme un “journaliste” de Vice Magazine pour masquer mon absence total de goûts musicaux, mais en attendant je fais semblant et je vous emmerde.
Salut. Aujourd’hui un tube incontournable, fondateur même, de la variété française : le Petit Bonhomme en mousse, de Patrick Sébastien, qui est décidément à la chanson française ce que la sciure fût pour le pain des camps d’extermination : un complément atroce mais indispensable.
Salut. Aujourd’hui dans la chanson du jour je vais vous mettre une chanson culte, inepte, dansante, qui défouraille sa chatte et tout en même temps. Il s’agit bien sûr de Temperature de Sean Paul, que je dédicace à l’ami Marin, sisi, t’inquiètes, big up. Je la dédicace aussi à la manif étudiante/syndicats de ce matin à Châtellerault, qui a quand même trouvé le moyen de la passer en bande-son, entre l’Internationale, Renaud, et Diam’s (sic).
” La compilation Manif 2009, bientôt dans tes bacs, retrouve tout les plus grands tubes incendiaires pour créer l’émeute en rythme, à pris CANON (et non pas grenade, ou matraque, ou taser, ou fusil) !”
Salut. Aujourd’hui dans la Chanson du Jour, la chanson “Sale Pute” d’Orelsan, jeune rappeur Caennais de 25 ans qui a sorti en Février le bien accueilli “Perdu d’avance“, en tournée dans toute la france, considéré par le magazine Tsugi comme “l’avenir du rap français”, avec Seth Gueko.
Sale Pute est une chanson d’Orelsan qui fait beaucoup jaser en ce moment, du fait du contenu de ses paroles. On peut taxer le rappeur, dans cette chanson, d’incitation à la mysoginie et la violence faite aux femmes à cause du ton et des paroles vraiment très brutales qu’il emploie (”Je vais te mettre en cloque et t’avorter à l’opinel.”) en jouant le rôle d’un mec s’étant fait tromper par sa meuf. Orelsan à la rage. Orelsan a le sum. Orelsan a la haine. Bref, il l’a mauvaise. Déjà qu’il venait de Normandie, se faire faire des cornes par une bouseuse du coin c’est quand même pas la joie. Faut le comprendre le pauvre.
Alors voilà, il s’excite un peu, il boît de l’alcool allongé dans une baignoire, froisse son costard et crache son fiel de manière un poil, un poil, violente.
Ce qui suscite donc indignation dans la classe politique notamment auprès des femmes politiques qui demandent une censure de l’artiste et de la chanson en particulier, ainsi que des maisons de disques etc. Les concerts ayant programmés le rappeur, eux, se demandent quant à l’attitude à adopter.
Ce qu’il faut savoir, c’est qu’Orelsan a tourné cette chanson en 2007, bien avant son nouvel album, du temps où il n’était encore qu’un jeune chômeur frustré et sans doute moins mature qu’aujourd’hui (oui, on apprend beaucoup pendant la crise en Normandie). A cette époque, il faisait aussi ça :
La chanson Suce ma bite pour la St-Valentin, quoique très poétique, semble tout de même teintée d’un gros gros second degré très perceptible dans le clip. Second degré sans doute beaucoup moins visible dans Sale Pute, ce qui est d’ailleurs à la source de la polémique, puisque le rappeur s’est excusé en prétextant qu’il n’avait pas l’intention de blesser qui que ce soit et que cette chanson s’inscrivait dans une démarche purement artistique de témoignage de la violence, façon Orange Mécanique de Kubrick (on lui pardonnera cette comparaison un peu hâtive, lui qui n’est encore qu’un chibre mou face à Stan) bien compréhensible puisqu’il “était habillé en costard en train de boire et que donc c’était un autre personnage”. D’accord, les normands ne portent jamais de costards, mais qu’est ce qu’ils boivent. Maladresse.
Ce qui marche tout à fait et a le mérite de faire réagir, puisque l’on oublie souvent que ce genre de chansons un peu “chocs” finissent toujours par avoir des retombées extrêmement positives pour les artistes (on se souvient des polémiques du genre qui avaient eu pour cible les rappeurs de Sniper, à la belle époque ou Sarko nettoyait encore les banlieues au Kärcher) notamment en diffusant à mort son image et son nom un peu partout dans les médias. (on se souvient aussi de TTC avec l’hymne “GirlFriend” ou “Suce moi sale pute”, du même niveau façon paroles salaces)
Le problème est bien sûr l’évidente lacune du clip à véhiculer le second degré et qui empêcherait forcément certains auditeurs de prendre un recul certain à l’écoute de ces chansons. Une maladresse plus ou moins calculée du rappeur, qui “porte ses fruits” seulement maintenant, provoquant une réaction en chaîne et une stigmatisation de “cette génération perdue abreuvée aux jeux-vidéos et au porno” (en gros le credo d’Orelsan dans Perdu d’Avance, inspiré un peu de l’espèce de lose ordinaire d’Eminem en son temps), alors même qu’Orelsan est, à n’en pas douter, talentueux.
Anyway, la chanson n’est plus jouée en concert, n’est pas diffusée à la radio, n’est accessible qu’après inscription sur Youtube ou Dailymotion, ce qui devrait suffire à calmer les ardeurs et uniquement produire des retombées positives, tant au niveau d’une contribution au débat de la liberté d’expression qu’on n’enrichit jamais assez, qu’au niveau de la notoriété pour le rappeur (qui va tout de même devoir se traîner cette casserole pour un bon bout de temps).