J’ai 18 ans. On s’en branle.

août 6th, 2009 § 1

J’ai 18 ans. Maintenant. À l’instant où j’écris ces lignes, 18 ans exactement se sont écoulés depuis que je suis sorti tête la première du vagin anormalement agrandi de ma mère un Mardi 5 Août 1991 naissant, à une heure du matin. Aujourd’hui, Mercredi 5 Août 2009, 1h01 (déjà), confortablement installé sur les couettes moelleuses de ma chambre douillette, un trip-hop de qualité déroulant à faible volume sur les enceintes (Tricky, wispect), j’écris ces quelques lignes.
Nonobstant les bugs intempestifs de mon WordMac cracké qui ferme aléatoirement, surprenant le quidam malavisé qui n’aurait pas sauvegardé son travail, je prends le temps d’écrire et de marquer le coup. Parce que je ne pourrais pas le faire deux fois. Parce que j’ai une leucémie et que je vais mourir dans deux semaines. Non je déconne. Désolé à mes lecteurs leucémiques. De toute façon dans trois semaines cette blague n’aura plus d’importance pour toi.
Je vais essayer de ne pas la jouer instrospection-trip-hop-ambiance ouatée de base, parce que je risque de faire chier mes lecteurs. Il est d’ailleurs amusant/triste de constater que je ne puisse concevoir l’acte d’écrire autrement que comme transitif. J’écris pour. J’écris pour des lecteurs, j’écris pour des échos, j’écris pour mon blog. J’aurais l’air bien con autrement, tiens. Peut-être que j’oserais être plus vrai si j’écrivais seulement pour moi. Peut-être qu’enfin ce que je raconterais aurais du poids, de l’intérêt, un fois que j’aurais abandonné l’idée que je stagne dans une situation d’énonciation perdue au fin fond de la toile et ses maxi-flux en compétition. J’écris pour être compétitif. J’écris pour être lu. Ce qui est finalement amusant est de constater que c’est dans le cas de la situation que j’écris le plus pour « moi ». « Moi » veut se sentir exister, et c’est à travers ces réflexions inutiles qu’il le fait. « Moi » existe par quelques pages html, quelques fragments d’une pensée photographiée à l’instant T. Quelques conneries, aussi. En écrivant pour des lecteurs, pour plaire, pour divertir, j’écris avant tout pour me sentir exister dans le regard de l’autre. Je serais beaucoup plus honnête si j’écrivais de manière désintéressée. Mais c’est bien plus difficile.
Dans tous les cas, j’écris pour l’autre et pour moi. Car je sais que je relirais plusieurs fois ce texte, tel le vieux narcissique qui contemple ses clichés d’enfance l’air nostalgique. Ce texte est, plus qu’une photographie du moment où je bascule théoriquement dans la vie d’adulte, un film de ce moment, un « univers », même, puisque ces lignes occupent actuellement tout mon temps de cerveau disponible, toute ma vie disponible.
Je pourrais dire plus tard à mes petits enfants qu’au moment où je naissais juridiquement en tant qu’adulte, j’étais en train d’écrire, pour marquer le coup, pour débuter une réflexion, un échange entre ma feuille WordMac et moi-même.

Réflexion faite, je ferais peut-être mieux de le dire à Frédéric Beigbeder dans son émission de littérature pétée intello-arty sur Paris Première où j’assurerais la promotion de mon premier livre, « Blénoragie ». On sera tous les deux installés dans des poufs crèmes en buvant de l’Evian. Ce sera une ambiance sympa et respectueuse teintée d’une certaine connivence intellectuelle propice à un humour d’initié. J’aurai 34 ans et ce sentiment plein d’avoir fait quelque chose de ma vie. 16 ans auront passé. Peut-être qu’en rentrant tard le soir chez moi après la fête organisée par une poignée d’amis je caresserais doucement ma bibliothèque USB ainsi que mon sexe du bout des doigts en sortant ce document précieux, premier écrit, première « direction consciente de pensée en vue d’un but » de mon âge adulte. Peut-être pleurerais-je à la lecture de ces lignes, de ces lignes qui se  seront transformées en un torrent, un fleuve, un océan de mots sonnants et trébuchants, ricochant entre eux avec malice pour former un tout, un ton émouvant. Peut-être repenserais-je avec fièvre à cette époque déjà lointaine, ce soi-disant âge des possibles où tout était permis, envisageable. Peut-être sourirais-je d’un air béat et content en constatant le chemin parcouru depuis ces 16 ans, depuis ce non-lieu innocent de l’enfance, jusqu’aux lentes mises en marche de l’âge adulte. Peut-être soupirerais-je de soulagement en réfléchissant à ma situation d’alors, mon état de feuille vierge, de pâte modelable à foison avide d’expériences, d’enrichissements, de réelles découvertes. Peut-être rirais-je en constatant la mise en abyme spacio-temporelle assez masturbatoire où je m’adresse doublement à moi-même. Salut Pierre II, j’espère que tu vas bien et que ces 16 années t’ont apporté ton lot d’expériences vraies. Peut-être rirais-je surtout en constatant mon état d’esprit pusillanime de l’époque qui consistait à penser qu’écrire, c’était déjà agir et que l’introspection était le meilleur, et surtout le moins risqué, des voyages.

Mais peut-être pas.

Peut-être qu’au contraire, dans 16 ans, je ne penserai plus à tout cela et que ce texte, cette partie de moi naïve et insouciante qui a pourtant violé tant de chevreuils, aura purement disparue. Reléguée au coin des souvenirs flous et hésitants d’une période floue et hésitante où Pierre I se posait beaucoup trop de questions sans jamais trouver les réponses. Que c’était fatiguant. Heureusement que la vie d’adulte apportera à Pierre I son lot de réponses toutes faites aux angoisses dite « adolescentes ». Heureusement que bien vite, Pierre I n’aura tout simplement plus le temps de flâner et d’écrivoter sur son ordi le soir tard comme il le fait en ce moment. Heureusement que la vraie vie a des horaires qui rattrapent quiconque. Pierre I n’échappera pas aux études, puis aux choix, puis au travail. Alimentaire au départ, bien sûr, puisque Pierre 1,5 nourrira toujours ce rêve mimétique dénué de toute réelle implication personnelle qui consiste en une sorte de tour du monde contemplatif armé d’un sac à dos et d’un calepin dans le style « globe-trotter open et curieux qui voit donc qui vit ». Cela lui semblait tout simplement la meilleure des réponses à son envie, son désir d’agir en bien, de faire quelque chose, bordel, de se sortir réellement les doigts du cul autrement que pour cracher des bouses instrospectives. Alimentaire au départ, bien sûr, et puis finalement bien confortable. Richissime à 34 ans fort d’un poste à haute responsabilité dans une entreprise quelconque dont la charge est la destruction cannibale du monde, je ne vois pas pourquoi je penserais encore aux misérables dérives de ce vieil adolescent, cet adulte neuf, que je ne suis plus. L’opulence, c’est tout. Il faut bien vivre, bordel. Resservez-moi du Veuve-Cliquot Désiré.

Alors que la trame spacio-temporelle de ce récit se confond, se brouille, se distord peu à peu au gré des fréquents changements du temps de la narration et de la personne de l’émetteur, je me sens obligé de vous faire remarquer qu’il est déjà 1h44, augmentant encore plus votre trouble puisque, non, il n’est pas 1h44 pour toi qui me lit MOI. Le temps passe vite quand on s’amuse. Bande-son : Wax Tailor, on est toujours dans du trip-hop scratchy et tranquille, un peu dark sur les bords mais très beau il y a du violoncelle c’est vraiment cool. L’ambiance musicale n’est donc pas du tout, mais alors pas du tout propice à un exercice de destruction en règle de tout contenu, de toute crédibilité par un recours systématique à de jolis contenus grossiers.

Ta chatte béante. Tes lèvres pendantes. Ta cyprine mouille ta moule. J’ai le nez qui coule.

J’ai donc consacré ces 50 premières minutes d’adulte à ne pas commettre l’adultère, selon un très joli mot de François, ce philosophe en devenir, qui nous dit que « l’adultère, c’est tromper l’enfant interrogeant qui est en nous avec le poids destructeurs des responsabilités futiles ». J’encule profondément ce poids, à l’heure où j’écris ces lignes.

Non, rien n’a changé. J’ai 18 ans depuis 52 minutes et je n’ai pas eu de soudain éclair et net sur mes convictions en général, de la Politique Agricole Commune au port du voile en passant par la sodomie, la Turquie, et Josef Fritzl. J’ai 18 ans depuis 55 minutes et je n’ai pas eu de soudaine poussée de responsabilité civique, de souci particulier de ne pas faire de vague, de rester bien à ma place.
J’ai 18 ans depuis 59 minutes et je cherche en vérité depuis le début de ce pavé à caser une punchline qui lie agréablement l’entrée dans l’âge adulte à la permission de voter et de mater du porno hardcore.

Je suis un petit enfant perdu dans le tourbillon vertigineux des questions existentielles. Mais sacré nom d’une pipe, qu’est ce que ça veut dire « être adulte » ?
Être adulte, c’est avoir le droit d’aller élire son Président et retourner se branler sur un gonzo expérimental cambodgien.
Voilà qui me paraît clair et attirant.

Je suis un petit enfant perdu qui vient de se faire violer par la vie. Je ne suis pas consentant. Je veux bien mater du porno et boire des alcools blancs et gerber dans le VIP Room, mais tout le reste me soûle. La chape sociale me soûle. Le civisme me soûle. Les êtres humains besogneux me soûlent. La société me soûle. Et par-dessus je me soûle de devoir m’assumer déjà. Et par-dessus tout je me soûle d’être improductif, stérile.

Allez, c’est décidé, j’éteins, ça suffit pour ce soir. Je n’ai pas produit de pseudo-réflexion inepte sur le poids sociologique de ce « rite de passage » des 18 ans, symbolique, message, antécédents, bla-bla. Ferme ta gueule, j’ai choisi le ressenti, j’ai choisi l’introspection confortable et ouatée comme j’avais dit que je ne le ferai pas. J’ai écrit au fil de la plume, comme d’habitude, sans tricher, même pas, surtout pas sur mon âge.
J’ai choisi d’écrire, et, puisque c’est ce que j’ai l’impression que je fais le mieux actuellement, c’est déjà bien.
J’ai choisi de consacrer ces premières heures qui sont les mêmes car rien dans l’atmosphère n’a changé à l’échange pluriel.
3 morts du SIDA. 4 naissances. 10 avortements. 8 viols. Tout ça en même temps sur le plateau de tournage de Porno Déviant Saison III La revanche du Trou Balourd.
Non, le monde n’a pas changé, ne s’arrêtera pas de tourner, et quelque part dans ce monde, en France, il y a un « jeune » qui essaie de s’arrêter deux secondes pour réfléchir, ou, à défaut, ressentir. Il connaît quelques difficultés et sombre facilement dans la jolie phrase à deux balles, les tournures faciles, les métaphores oiseuses et les insanités scabreuses.

Pardonnez-le.

Pardonnez-moi car j’ai pêché, et je repêcherai : mon porno m’attend.

Ziva.

Staying alive.

juin 7th, 2009 § 1

Les jours passent et je délaisse de plus en plus ce blog. J’ai vraiment pleins de raisons de le faire donc mes deux lecteurs fidèles restant me pardonneront aisément car ils sont bons et ils sentent le patchouli.

Tiens, par exemple, chaque jour je checke mes mails. Chaque jour j’en ai 14, donc 10 avertissements de commentaires sur ce jolis blogs. Les premières fois j’étais sur le cul, jme suis dit ça y est un gros connard influent a parlé de moi dans son post “ces jeunes talents qui viennent” (il était temps que le monde ouvre les yeux soit dit en passant). Alors qu’en fait pas du tout. Du tout du tout du tout. Non non, en fait c’est juste des spams. Bêtement. 10 putains de spams dans mes commentaires. En plus c’est même pas des spams croustillants, je veux dire on me propose même pas “d’enlargir (je vais faire breveter cette anglicisation magnifique) my penis because elles veulent une taille plus que standard” ou d’acheter du viagra ou du parfum aux phéromones pour fourrer tout ce qui bouge, non non pas du tout.

Mêmes mes spams sont déprimants de banalité. J’ai le choix entre “Interesting site, i’ve bookmarked for future refferrence”. La première fois que ça m’était arrivé j’y avais cru tu vois, j’avais cliqué sur le lien et j’étais tombé sur un site de catch. Vu que le catch me fascine j’étais trop content et j’avais ri, heureux de mes futures relations avec ce sport noble parmi les sports. Et puis après ça m’est encore arrivé et j’étais tombé sur des trucs de botanique et vu que j’aime pas la botanique ça pouvait pas marcher.

Ensuite, en deuxième choix, j’ai le laconique “Casino 1243840863…”. Attention, c’est pas toujours la même suite de chiffre hein. Je crois que je vais créer un tableau comparatif et vérifier lequel ressort le plus souvent pour pouvoir le jouer au loto, un peu comme dans lost, et devenir maudit, sauf que je suis pas obèse (ce qui est génial c’est de penser aux lecteurs qui ne mattent pas Lost qui liront cette phrase). On notera aussi les fameux trois petits points… désormais institutionnalisés par le comique qui paye trop d’impôt Gad Elmaleh. Les trois petits points permettent d’introduire une nuance, des sous-entendus et éventuellement un pénis turgescent si la demande à “On se voit ce soir ?…” est positive. Bref, je me fais draguer par des spams enjôleurs : “Casino 1243840863… je t’assure que tu vas toucher mon gros lot.” J’ai atteint mon nadir, c’est-à-dire un mot que j’affectionne particulièrement depuis que je l’ai découvert et que l’arabe subit un RETOUR DE HYPE notamment avec Y.A.S. (écoutez, c’est bien), c’est-à-dire l’inverse du zénith, c’est à dire le point le plus bas des cieux (puisque j’ai toujours le jeu, mes chiennes).

Bon, je crois que j’ai beaucoup écrit pour raconter beaucoup de merde, ça m’était pas arrivé depuis longtemps et ça fait du bien tiens. Un peu comme un gros caca coincé depuis longtemps qu’on expulse à la dernière minute, la dernière seconde, celle d’avant la défécation intra-boxer. Il faudra que je vous expose ma théorie là-dessus un jour. Et que je la fasse breveter. Je réfléchis et je vous en parle.

Allez, pour finir ce blog et sucer des gens hauts placés je vais vous faire un lien vers un billet de ce blog, qui parle admirablement bien d’une leçon de grammaire de mon premier semestre avec Frigide Buvard-Bourré, donc spécial dédicace à tous les connards de ma filière qui lisent encore ce torchon. AAAh et n’oubliez pas, SURTOUT, le point le plus important, VRAIMENT, allez voir le lien qu’elle met à la fin du billet. Mais vraiment.

Plein de gros poutoupoutous.

Arrivée d’un petit nouveau dans la sphère des blogs musicaux : Branche Ton Sonotone !

mai 15th, 2009 § 2

Salut mes petits loupinous ! Une nouvelle info exclusive pour vos yeux émus : avec des potes, entres autres gens motivés, on lance un site musical qui déchire ta grand-mère :

Branche Ton Sonotone ! Le webzine qui te débouche les oreilles !

Des chroniques, des concerts, des dossiers, des MP3, des vidéos, des news… bref un espèce de contenu complet, y’en a pour tout les goûts, du soft au SM, du fanta à l’asbynthe !

Bon, eh bien voilà, je ne sais pas que dire de plus à part de vous encourager à y jeter un oeil si vous aimez tout ce qui a un rapport à la musique, et même si vous êtes motivés pour participer à l’aventure, BTS recrute ! See ya, and, don’t forget :

banniereoldschool

P.S. : Et le premier qui objecte en disant : “tagueule wannabe sous-pitchfork, ton truc c’est consensuel épuré dégueulasse” je le fiste avec des graviers en lui disant qu’il a raison, tout de même.

Le voyeurisme peut également être poétique : Secret Message Service

avril 14th, 2009 § 0

Salut. On parle beaucoup de Facebook et Twitter en critiquant le voyeurisme auquel on se laisse inévitablement prendre. Ces derniers mois un projet sympa a vu le jour mis en place par MonsieurLam , un mec qui tient un blog de fille. Le concept est cool et utilise ce penchant voyeuriste et exhibitionniste inhérent à chacun par l’anonymat du SMS.

Le principe : un numéro, un portable, un texto, une bribe de vie, de pensée, complètement anonyme, sauf pour le portable récepteur qui de toute façon ne rappelle jamais les numéros. Ça s’appelle S.M.S. (Secret Message Service ha ha ha), c’est inutile, futile, lapidaire, poétique, drôle parfois, et on se rend compte que finalement tout le monde a toujours à peu près les mêmes problèmes (pour moi c’est la dysorthgraphie et les néologismes abusifs). Bisous.

http://www.secretmessageservice.com/

Secret Message Service

Secret Message Service

On peut devenir ami avec Emile Louis sur Facebook. C’est trop ouf.

avril 13th, 2009 § 5

Cela ne me fait guère rire. Aurait-on atteint les limites du politiquement correct dans ce réseau social pernicieux, putassier, qui gangrène chaque jour un peu plus notre jeunesse insouciante à grands coups de “Météo du moral”, “Compare tes amis”, “Date d’anniversaire” et par dessus “Fan de” ? Ce sujet mériterait sans doute un traitement bien plus approfondi que je ferais peut être un jour de pluie mais pas ce soir. Ce soir c’est vulgarité, provocation et misère sexuelle ordinaire.

Il semble très à la mode d’afficher sa vie sexuelle sur (fesse)book comme par exemple machin est fan de “des douches à deux”, “siestes crapuleuses”, ou du fort trivial “faire l’amour”. Je dis BOUYAKA. Après les photos de ses PARTIES et les pseudos “trop bonne soirée”, est-ce là tout ce que la jeunesse a trouvé comme artifice, comme éxutoire de ses passions désabusées, comme moyen de se sentir exister dans un voyeurisme innoportun ?

A ce moment-là, d’accord, mais allons au bout des choses si vous me permettez : je propose un deal, au lieu de rejoindre le groupe “Faire l’amour”, rejoignez le groupe “J’aime quand ça fait plus de 20 centimètres”, “Le sexe en public, c’est mon dada.”, “Je tourne du porno amateur., “Je me masturbe 25 fois par jour sur des photos de veuves écossaises” alors là à la limite ça pourrait commencer à être marrant, dans le genre libéralisation du très très intime, et nous exposerions tous nos vies secrètes, ce serait la nouvelle norme et nous n’aurions plus besoin de ces éternels préliminaires qui sont des pertes de temps dans une société qui va vite vite vite, nous irions droit au but en disant “tu es dans le groupe sexe chevallin hardcore, moi aussi, je suis pour à cent pur sang ?” un peu comme dans Le Meilleur des Mondes.

Oui, Facebook me fait vraiment flipper dans son voyeurisme total(itaire). Vous allez me dire : tagueule, c’est de la frustration. Je vous répondrais que vous avez peut-être raison mais en attendant je pense quand même que JE RECHERCHE TOUJOURS UN GROS PLAN BAISE ANNALE FEMME MURE POITOU CHARENTES LES MARDIS AVEC DE LA JULIENNE DE LÉGUMES ne pas trop en dévoiler permet de conserver une certaine PART DE MYSTÈRE NECESSAIRE voire une vraie CRÉDIBILITÉ parce qu’on ne m’ôtera pas de l’idée qu’exposer sa vie sociale/sexuelle à tout va est le meilleur moyen de prouver que l’on n’en a pas ou qu’elle est tellement défaillante qu’elle a besoin que les autres puissent y goûter aussi pour se donner une contenance, surfant sur les rails du voyeurisme mignonnet, se sentant exister dans le miroir répondant au doux nom “d’ami facebook”. Vous allez alors me dire : ok lol cé vré, mé ta vu ton blog sérieu tu racont ta life dds cé trop du voyeurisme inconséquent, non ? Et je lui dirais d’aller se faire foutre et de réfléchir au pouvoir de l’abstraction et de la mise en perspective  voire de la schizophrénie (j’ai AUCUNE IDEE de ce dont je suis en train de parler), en plus le format blog autorise le choix quand à la lecture ou non des états d’âmes inutiles de l’auteur, c’est plus mieux, c’est plus riche.

Sur ce constat cynique et désabusé, je vais de ce pas pleurer sur mon sort, et me masturber consciencieusement devant les photos et les profils de mes nouveaux amis Facebook tellement je suis trop hype et second degré et provocateur et stérile : Emile Louis, Francis Heaulme, Michel Fourniret, sans oublier le délicieux Josef Fritzl qui, quand il ne viole sa fille sous l’eau dans sa cave pour lui faire 8 gosses est un homme très érudit qui a une connaissance très pointue de la poésie baroque pour un autodidacte autrichien plutôt pris par ses histoires familiales.

Josef le pulsionnel et sa femme Gretel, une présence familiale qui ne soublie pas.

Josef le pulsionnel et sa femme Gretel, une présence familiale qui ne s'oublie pas.

Bisous.

Bob Zanger et Gilles Langoureau, nos maîtres à penser.

avril 8th, 2009 § 0

Dans la vie il y a des choses qu’on aime, des choses qu’on n’aime pas, des choses qu’on ne comprend pas, et des choses qu’on se doit de voir. Dans la dernière catégorie, les gros chanteurs sont sans doute placé très haut dans liste. Néanmoins le gros chanteur n’a d’intérêt que s’il est jeune et/ou à lunettes/médiocre/vieux/délivrant un message sujet à polémique et interrogations qui contraste fortement avec leur apparence débonnaire. Ainsi, Bob Zanger et Gilles Langoureau nous parlent.

Bob Zanger, une de ces innombrables enfants-star que la société accouche, noyant son succès dans les rillettes et les prostituées mineures bondissantes.

Gilles Langoureau, qui mélange libido-adipeuse islam tolérance et cholestérol dans un tube incendiaire et polémique waouh.

Les poissons d’avril font les malins mais la réalité est bien plus crue.

avril 1st, 2009 § 1

Aujourd’hui c’est le premier Avril. En l’honneur de cette date culte qui nous rappelle notre tendre enfance et nos plus belles sales blagues, des images de poissons rigolos, étonnants, monstrueux, handicapés (j’aime le pléonasme, surtout multiple). Ce sont de sacré petits malins, dotés de sombres enculés sournois et muets, ces poissons, décidément. Je les ai jamais aimé, avec leur peau gluante, chitineuse à la limite de la squame, ça glisse entre les mains, on en fout partout, c’est con et inexpressif, limite mou. Vraiment débile.

Mérou davril

Le poisson tigre géant d'avril. 56000 euros pièce.

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Timmy, le joueur de bowling narcoleptique.

avril 1st, 2009 § 0

Un grand merci à ComicSansMS, qui est décidemment le meilleur site du monde entier de ta mère de ta soeur, pour cette superbe vidéo que je ne me lasse pas de regarder, surtout les 15 premières secondes. Bisous.

Ma Garden Party, la nouvelle chanson de Simone Elle est Bonne : une chouette idée marketing.

mars 29th, 2009 § 1

Salut. Je ne sais pas si vous connaissez Simone Elle est Bonne, sorte d’icône pseudo-fluo très second degré/foutage de gueule qui s’était fait connaître ya 2-3 ans par le fameux “Trop Bonne Pour Toi” :


Simone Trop bonne pour toi [ Le clip ] Exclu
envoyé par gianni93

Elle revient aujourd’hui avec une nouvelle chanson assortie d’un clip : Ma Garden Party en partenariat avec la marque de rasoir Wilkinson qui joue donc à fond sur :
- Le second degré.
- L’image de marque un peu arty-underground-décalé-tendance, donc finalement très djeun’s-nerd-branché yeah yeah pute pute.
- Le buzz qui se crée naturellement autour de ce concept marketing un peu en dehors des sentiers battus. Tout bénef pour la marque et l’artiste donc. La pub peut ne pas être inepte, oui oui.

Ma Garden Party
envoyé par magardenparty

Bon, il faut sans doute relativiser la portée réelle de ce “spot-buzz” qui comporte pas mal de problèmes :
- la marque est très peu présente tout au long du clip, on risque de l’oublier au profit de la seule performance
- le produit est avant tout destiné  à un public féminin (après vous vous mettez en condition pour être bonne en bikini si vous voulez) mais qui risque surtout de plaire ou de trouver écho chez les mecs un peu nerds voire beaufs voire geeks du fait du message caché (”plus besoin de fleur pour que tu bêches”, “ma fleur de lys est un délice” oui oui oui c’est le printemps, le pistil, les étamines, ça baise dans tout les coins, achète toi un rasoir, ou demande à ton mec de t’en offrir un car tu vas t’innonder oui oui oui).
Bisous.

Un chien traît une chèvre en noir et blanc.

mars 29th, 2009 § 1

Cette vidéo est juste incroyable. Elle me donne envie d’hurler ma joie de vivre et mon désespoir absurde en même temps. Elle fait partie de celle qu’on n’oublie pas, elle colle à la peau. Merci à Comic Sans Ms.

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