La chanson du jour 24 : Sean “Bootyshakemaka” Paul, Temperature.

mars 31st, 2009 § 0

Salut. Aujourd’hui dans la chanson du jour je vais vous mettre une chanson culte, inepte, dansante, qui défouraille sa chatte et tout en même temps. Il s’agit bien sûr de Temperature de Sean Paul, que je dédicace à l’ami Marin, sisi, t’inquiètes, big up. Je la dédicace aussi à la manif étudiante/syndicats de ce matin à Châtellerault, qui a quand même trouvé le moyen de la passer en bande-son, entre l’Internationale, Renaud, et Diam’s (sic).

” La compilation Manif 2009, bientôt dans tes bacs, retrouve tout les plus grands tubes incendiaires pour créer l’émeute en rythme, à pris CANON (et non pas grenade, ou matraque, ou taser, ou fusil) !”

Temperature, Sean Paul

Manifestation

mars 31st, 2009 § 0

Ils sont plusieurs milliers. Eux, sont quelques dizaines, peut-être cent.

Ils scandent, crient, protestent, s’insurgent, vont falloir leur liberté d’expression. Eux se taisent, impassibles et masqués. Armés.

Ils se rassemblent, s’agglutinent, convergent vers un même point. Eux s’alignent, impassables et bornés.

Ils les huent, ils les menacent, ils provoquent la bronca. Eux ne réagissent pas, à peine un mouvement de resserrement du blocage.

Soudain, on jette des cailloux, des pierres, des pavés, des oeufs. La cible, c’est eux. Ils sont les mascottes, les symboles coercitifs d’un pouvoir aveugle, sourd et méprisant. Ils se protègent et encaissent impassiblement. La tension monte, petit à petit.

Et tout s’emballe. Ils commencent à courir, vite, loin, fuyant une menace invisible et bien réelle. La gorge et le nez et les yeux s’enflamment. Ils sont rouges, de haine et d’incompréhension. La fumée toxique envahit le paysage, certains désertent. Puis, ils reviennent lentement, indolemment, inexorablement, goguenards et révoltés : une vague de haine et de défi. Eux se dressent, incalculables. Ils les huent, les menacent. Et tout recommence une nouvelle fois : la course, les bousculades, les yeux, la bouche, la gorge, le nez en feu, et le ton se durcit et la grogne monte et ils reviennent toujours les défier, ironiques, indolents. Puis les grenades, la vague toxique et brûlante, plus forte, plus loin, la cohue, les cris, la haine, l’incompréhension. Certains pleurent, d’autres s’agitent, certains sont dégoutés. Et il y a ceux qui retournent vers eux, et, lentement, se rassemblent et sont à nouveau des centaines. Et tout recommence une nouvelle fois, plus forte encore et tout le monde court crie appelle pleure crache tousse et cette fois quelqu’un est blessé, quelqu’un est à terre, alors il faut appeler les secours et s’occuper et tout bourdonne et s’indigne autour du triste spectacle de la violence absurde jusqu’à ce que tout recommence une nouvelle fois pavés, oeufs, cris, menaces, grenades, fumée, flux, reflux, haine, révolte, dégoût, incompréhension, toux, crachats, pleurs. Une atmosphère triste et délétère plane au-dessus des têtes.

Ce n’est pas une révolution, ce n’est même pas une révolte, à peine une manifestation : c’est de la violence, de la violence brute, absurde et nécessaire : comment se faire entendre d’un mur sinon en le détruisant ? comment alerter et se faire voir sans brandir le tison rouge de la haine, et la liste des victimes bien réelles et bien éloignées des idéaux et autres revendications ?  est-il seulement possible que cela puisse se dérouler autrement ? Peut être. Mais que faire lorsque tout dialogue est impossible, que faire face au mépris à l’état pur ? La réaction épidé(r)mique ne mène sans doute à rien, mais pourquoi est-elle alors la seule envisageable ? Tout pourrait être autrement, c’est sûr, mais comment changer le tout ?

Comme le dit le bien bien chéper Mr. Oizo : “Vous êtes des animaux. Vous allez crever.” Ça va vraiment péter (ça il l’a pas dit mais ça marche quand même)

FUCK

FUCK

La chanson du jour 23 : la polémique sur Sale Pute, d’Orelsan

mars 30th, 2009 § 4

Salut. Aujourd’hui dans la Chanson du Jour, la chanson “Sale Pute” d’Orelsan, jeune rappeur Caennais de 25 ans qui a sorti en Février le bien accueilli “Perdu d’avance“, en tournée dans toute la france, considéré par le magazine Tsugi comme “l’avenir du rap français”, avec Seth Gueko.

Sale Pute est une chanson d’Orelsan qui fait beaucoup jaser en ce moment, du fait du contenu de ses paroles. On peut taxer le rappeur, dans cette chanson, d’incitation à la mysoginie et la violence faite aux femmes à cause du ton et des paroles vraiment très brutales qu’il emploie (”Je vais te mettre en cloque et t’avorter à l’opinel.”) en jouant le rôle d’un mec s’étant fait tromper par sa meuf. Orelsan à la rage. Orelsan a le sum. Orelsan a la haine. Bref, il l’a mauvaise. Déjà qu’il venait de Normandie, se faire faire des cornes par une bouseuse du coin c’est quand même pas la joie. Faut le comprendre le pauvre.

Alors voilà, il s’excite un peu, il boît de l’alcool allongé dans une baignoire, froisse son costard et crache son fiel de manière un poil, un poil, violente.

Ce qui suscite donc indignation dans la classe politique notamment auprès des femmes politiques qui demandent une censure de l’artiste et de la chanson en particulier, ainsi que des maisons de disques etc. Les concerts ayant programmés le rappeur, eux, se demandent quant à l’attitude à adopter.

Ce qu’il faut savoir, c’est qu’Orelsan a tourné cette chanson en 2007, bien avant son nouvel album, du temps où il n’était encore qu’un jeune chômeur frustré et sans doute moins mature qu’aujourd’hui (oui, on apprend beaucoup pendant la crise en Normandie). A cette époque, il faisait aussi ça :

La chanson Suce ma bite pour la St-Valentin, quoique très poétique, semble tout de même teintée d’un gros gros second degré très perceptible dans le clip. Second degré sans doute beaucoup moins visible dans Sale Pute, ce qui est d’ailleurs à la source de la polémique, puisque le rappeur s’est excusé en prétextant qu’il n’avait pas l’intention de blesser qui que ce soit et que cette chanson s’inscrivait dans une démarche purement artistique de témoignage de la violence, façon Orange Mécanique de Kubrick (on lui pardonnera cette comparaison un peu hâtive, lui qui n’est encore qu’un chibre mou face à Stan) bien compréhensible puisqu’il “était habillé en costard en train de boire et que donc c’était un autre personnage”. D’accord, les normands ne portent jamais de costards, mais qu’est ce qu’ils boivent. Maladresse.

Ce qui marche tout à fait et a le mérite de faire réagir, puisque l’on oublie souvent que ce genre de chansons un peu “chocs” finissent toujours par avoir des retombées extrêmement positives pour les artistes (on se souvient des polémiques du genre qui avaient eu pour cible les rappeurs de Sniper, à la belle époque ou Sarko nettoyait encore les banlieues au Kärcher) notamment en diffusant à mort son image et son nom un peu partout dans les médias. (on se souvient aussi de TTC avec l’hymne “GirlFriend” ou “Suce moi sale pute”, du même niveau façon paroles salaces)

Le problème est bien sûr l’évidente lacune du clip à véhiculer le second degré et qui empêcherait forcément certains auditeurs de prendre un recul certain à l’écoute de ces chansons. Une maladresse plus ou moins calculée du rappeur, qui “porte ses fruits” seulement maintenant, provoquant une réaction en chaîne et une stigmatisation de “cette génération perdue abreuvée aux jeux-vidéos et au porno” (en gros le credo d’Orelsan dans Perdu d’Avance, inspiré un peu de l’espèce de lose ordinaire d’Eminem en son temps), alors même qu’Orelsan est, à n’en pas douter, talentueux.

Anyway, la chanson n’est plus jouée en concert, n’est pas diffusée à la radio, n’est accessible qu’après inscription sur Youtube ou Dailymotion, ce qui devrait suffire à calmer les ardeurs et uniquement produire des retombées positives, tant au niveau d’une contribution au débat de la liberté d’expression qu’on n’enrichit jamais assez, qu’au niveau de la notoriété pour le rappeur (qui va tout de même devoir se traîner cette casserole pour un bon bout de temps).

Ma Garden Party, la nouvelle chanson de Simone Elle est Bonne : une chouette idée marketing.

mars 29th, 2009 § 1

Salut. Je ne sais pas si vous connaissez Simone Elle est Bonne, sorte d’icône pseudo-fluo très second degré/foutage de gueule qui s’était fait connaître ya 2-3 ans par le fameux “Trop Bonne Pour Toi” :


Simone Trop bonne pour toi [ Le clip ] Exclu
envoyé par gianni93

Elle revient aujourd’hui avec une nouvelle chanson assortie d’un clip : Ma Garden Party en partenariat avec la marque de rasoir Wilkinson qui joue donc à fond sur :
- Le second degré.
- L’image de marque un peu arty-underground-décalé-tendance, donc finalement très djeun’s-nerd-branché yeah yeah pute pute.
- Le buzz qui se crée naturellement autour de ce concept marketing un peu en dehors des sentiers battus. Tout bénef pour la marque et l’artiste donc. La pub peut ne pas être inepte, oui oui.

Ma Garden Party
envoyé par magardenparty

Bon, il faut sans doute relativiser la portée réelle de ce “spot-buzz” qui comporte pas mal de problèmes :
- la marque est très peu présente tout au long du clip, on risque de l’oublier au profit de la seule performance
- le produit est avant tout destiné  à un public féminin (après vous vous mettez en condition pour être bonne en bikini si vous voulez) mais qui risque surtout de plaire ou de trouver écho chez les mecs un peu nerds voire beaufs voire geeks du fait du message caché (”plus besoin de fleur pour que tu bêches”, “ma fleur de lys est un délice” oui oui oui c’est le printemps, le pistil, les étamines, ça baise dans tout les coins, achète toi un rasoir, ou demande à ton mec de t’en offrir un car tu vas t’innonder oui oui oui).
Bisous.

Un chien traît une chèvre en noir et blanc.

mars 29th, 2009 § 1

Cette vidéo est juste incroyable. Elle me donne envie d’hurler ma joie de vivre et mon désespoir absurde en même temps. Elle fait partie de celle qu’on n’oublie pas, elle colle à la peau. Merci à Comic Sans Ms.

Mon blog c’est le meilleur du monde.

mars 29th, 2009 § 4

Salut. Aujourd’hui, Dimanche 29 Mars, 17:03, mal à la gorge, je décide de devenir la référence incontournable dans le milieu très fermé des blogs influents. Sisi. Mais avant toute conquête, il faut établir un plan de bataille.

Pour devenir connu dans la sphère webesque, il faut d’abord acquérir de la visibilité. La visibilité, ça s’acquiert lorsque ton blog est ciblé le plus de fois possible sur la toile, par des liens. Par exemple :

http://mardybum.fr/puteencage/

http://mardybum.fr/puteencage/

http://mardybum.fr/puteencage/

http://mardybum.fr/puteencage/

Ces liens augmentent ton référencement et ton positionnement dans Google, qui n’est qu’une grosse machine bête et méchante faite de robots analystes et tout et tout un peu comme dans Star Trek ou Minority Report.

Mais ce n’est pas tout. Le plus intéressant est bien sûr d’adapter le contenu de ses articles en fonction du but recherché : la visibilité. Par exemple, parler de Zohra Dati en photo, ou encore de Ségolène Royal nue, voire d’Amandine du 38 et sa nouvelle chanson est une alternative très intéressante lorsque l’on recherche la visite brute. A ce titre, mon ancien blog était assez performant pour ce qui était de la recherche de mots-clés pornos, on se souvient tous de “baise femme chauve” “grand baise en afrique” “dépuceler un poireau” et autre joyeuseries. Le problème étant bien sûr qu’au long terme, ces liens n’apportent pas de nouveaux lecteurs réels puisque ce ne sont que de joyeux drilles, chibres en main, qui zieuteront ma page l’espace d’un va et vient. Brrrr.

Il paraît alors adéquat de privilégier autant le fond et la forme. C’est à dire : parler de Ségolène Royal nue, ou de la Loi Hadopi oui, mais enrober l’article sous un bon gros texte, de préférence humoristique et léger. En effet, Google aime le texte, plus que les simples vidéos/images/contenus médias. Le texte doit, de préférence, être le plus en adéquation avec le titre et les tags de l’article. Il est donc exclu de parler des photos retouchées de Nicolas Sarkozy lorsqu’un article porte en fait sur les 10 meilleures recettes de fondues de poireaux.

Ah. Faire des listes de choses débiles ça marche aussi pas mal. D’ailleurs cette grande chaîne qu’est TF1 l’a bien compris, avec ses indispensables “100 plus grands…”, sucées, resucées, et reresucées de ce qui se fait de pire dans l’humour télé.

Par exemple, je choisis de faire le classement des 10 choses à faire pour faire parler de son blog :

  • Foutre des liens vers son blog à peu près partout.
  • Copiner avec des tas de blogueurs. Surtout les blogueurs influents.
  • Se prostituer s’il le faut.
  • Manger du pâté.
  • Mettre en gras les mots-clés importants de l’article. Pas trop non plus, sinon ya une surcharge et ça sert plus à rien.
  • Parler de sujet dans l’air du temps, voire lancer un buzz. Voir la rubrique “lancer de buzz” un peu plus loin.
  • Mettre des mots-clés éloquents dans les tags de ses articles.
  • Remanger du pâté.
  • Faire des articles très très polémiques. Chercher à se faire démonter la tronche par le web entier.
  • Aller au toilette.

Le lancer de buzz :

Prenez un buzz. Ni trop gros, ni trop petit. Ni trop large, ni trop étroit. Ni trop lourd, ni trop léger. Mettez le au creux de votre main. On reconnaît un bon buzz s’il tient parfaitement dans la main. Prendre de l’élan. Courir à grandes foulées. Lâcher le buzz de toutes ses forces et espérer un bon score.

Ainsi soit-il. J’arrête pour aujourd’hui, mais je reviendrais, fort.

La chanson du jour 22 : thématisme et continuité.

mars 28th, 2009 § 0

Vous l’aurez compris avec le billet précédent, ce jour de posts sera placé sous le signe de l’asiatisme. Voire du pan-asiatisme mais ne rentrons pas, non ne rentrons pas je vous en prie dans des débats stériles sur la propension du jaune à tâcher sur les autres habits pendant une machine.

Aujourd’hui, dans la chanson du jour, qui en est mine de rien à sa vingt-deuxième édition et déchaîne à chaque fois les foules grâce au goût sur et à l’éclectisme prononcé de l’auteur, à qui on pardonnera gentiment les fautes de syntaxes : un truc bizarre et japonais, agrémenté d’un pléonasme et d’un racisme ordinaire. Brrrrrr. Ouiiiii. Aaaaaah.

Banban cooking, YMCK

Le billet cinéma : Les Trois Royaumes, de John Woo.

mars 28th, 2009 § 2

Salut. Je vais pas souvent au cinéma mais quand j’y vais j’en veux pour mon argent. En l’occurence hier soir je suis allé voir le dernier John Woo : 2h30 d’action stylisée sur grand écran pour 6 euros 10 on peut imaginer que cela est assez rentable même si bon dans tout ça les méchants lobbies contribuent à l’appauvrissement de la diversité culturelle et la sous-représentation, notamment, du cinéma ashkenaze. Ce qui n’est pas l’objet de l’article, qui ne sera d’ailleurs qu’une critique forcément vaine, émaillée de mauvais arguments, et par dessus tout inutile puisque les gens qui liront ceci seront déjà allés voir le film, ou voir les critiques sur Allociné, parce que c’est quand même à ça que ça sert, et à cet instant précis de l’article je me dit que je suis con, je me tire une balle dans le pied, restez-ici.

Vous ne passerez pas.

"Vous ne passerez pas."

Les Trois Royaumes, une grande claque dans la gueule. 8,5/10 (Oui, je mets des demis-points car je suis un sale connard d’intellectuel de gauche en devenir qui marche au consensus et à la concession.)

Genre : L’aube éclate, le vent s’éveille, l’épée sort du fourreau.

L’histoire : Les Trois Royaumes c’est l’histoire d’une bataille dans la Chine des années 200 ap. J.C., la bataille de la Falaise Rouge, sans doute la plus connue de l’histoire chinoise, du moins là-bas, où s’affrontent le méchant ministre Cao Cao qui veut unifier le pays de manière finalement bien peu cordiale, et Zhou Yu (ou serait-ce Gong Li, ou Yum yum ? j’ai toujours eu des problèmes avec les noms chinois, rapport à mon xénophobisme latent) le seigneur d’un des trois royaumes. Je crois que tout est dit.

La critique : On l’aura compris, cette histoire de bataille de la falaise rouge n’est qu’un gros prétexte même pas subtil pour que John Woo nous en mette plein la gueule durant 2h30 de combats chorégraphiés, de batailles stylisées, d’effets spéciaux superbes, de paysages magnifiques, émaillés de quelques chinoiseries du meilleur effet (pour qui a le second degré facile ou la poésie miévrounette). John Woo a réalisé un film esthétique au meilleur sens du terme (encore que je ne préciserais pas le sens de mon propos car je reste un connard pédant qui manie des notions à la truelle) : tout y est beau, tout y trouve sa place. Certes, je veux bien reconnaître que les haïkus et répliques profonds et autres cérémonies du thé ne plairont pas à tout le monde, mais cela fait partie de l’atmosphère du film qui arrive à recréer à la fois une atmosphère de lenteur très asiatique (on pense aux vieux flims de samouraï oui oui car on est cultivé) tout en donnant la part belle aux combats. Pour dire ça en trois mots : un film d’action beau et intelligent. J’aurais bien rajouté drôle pour obtenir le fameux tryptique des qualités que le quidam lambda attend de son congénère mais l’aspect comique ne s’obtient que par le second degré (et à ce moment c’est vraiment très drôle, rapport à la célébre kitscherie de l’époque médiévale chinoise : “Inébranlable comme la montagne”, “Rapide comme le vent.”, “Fort comme le feu” dit l’aimante épouse amatrice de thé aux algues à propos des hakas, et sans doute des performances sexuelles, de son général de mari).

Les plus :

- Avoir vu le film en V.O. Impayable.

- Se rendre compte qu’on est resté dans la même position, bouche ouverte et molle, pendant un quart d’heure. S’en foutre.

Les moins :

- Peut-être un peu de mal à rentrer dans cette atmosphère particulière.

- L’odeur entêtante de pâtes bolognaise/vomi pendant 20 min au début du film.

Je vais beaucoup au cinéma en ce moment je trouve.

Je tiens également à m’excuser pour le problème de mise en page du blog qui ne s’affiche pas convenablement dans la fenêtre et gêne la lecture. Je voudrais vous apporter mon soutien et vous aider à traverser cette passe difficile qui est néanmoins nécessaire à votre constitution en tant que sujet pensant et agissant : le problème ne sera sans doute pas bientôt réglé car je ne sais pas ce qui merde, et bizarrement ça fait ça que sur la page d’accueil, et de deux, si vous n’étiez pas qu’un ramassis de chibres mous rampant indolemment dans votre fange nourricière vous auriez déjà désactivé la sidebar (comprendre barre latérale, comprendre l’endroit jaune ou ya des trucs à gauche) en cliquant sur “sidebar”. Voilà qui est dit.

EDIT : Le problème a disparu, il s’est tout du moins reporté en deuxième page, je crois que c’est de la faute de l’article sur Bashung, ce qui nous prouve bien que le complot cancéreux existe, mais je ne sais pas pourquoi, et lui non plus d’ailleurs.

Sur ces entrefaites, je vous embrasse, d’abord, et vous compisse, après.

Le billet licencieux du vendredi soir, tard.

mars 28th, 2009 § 1

Fuzzy Fuzzy Cute Cute, Fuzzy Fuzzy Cute Cute

Fuzzy Fuzzy Cute Cute, Fuzzy Fuzzy Cute Cute

Le billet cinéma : La Vague, de Dennis Gansel

mars 25th, 2009 § 0

Salut. Je vais pas souvent au cinéma et quand j’y vais j’en veux pour mon argent. Bon, en l’occurence ces trois derniers jours c’était le Printemps du Cinéma avec un tarif unique de 3,50 euros la place, ce qui reste hors de prix lorsqu’on pense que ya 25 ans c’était 2 francs pour des films comme Le Parrain, pute, mais ce qui donne de bons arguments pour aller voir La Vague, quoique ce soit un film Allemand, à la dernière séance de la journée de 22h alors qu’on n’a pas mangé depuis 10h. En l’occurence, je voulais absolument voir ce film depuis qu’il était sorti car le thème me plaisait vachement, en effet depuis ma plus tendre enfance je nourris une fascination morbide pour tous les régimes fascistes, plus particulièrement s’ils sont agrémentés d’idéologies raciales originales et vivifiantes qui alimenteront les dîners entre amis pendant un siècle.

La Vague :

Le prochain qui moufte, je le fiste, compris ?            Le prochain qui moufte, je le fiste, ok ?

Médiocre film de genre (mais bon teen-movie). 4/10

Genre : Non, Gus Van Sant n’a pas réalisé Fight Club.

L’histoire : Dans le cadre d’une semaine thématique sur l’autocratie, un prof choisit la démonstration par l’exemple et entreprend de mettre en place un groupe fascisant à l’échelle de la classe : La Vague. Ce qui prend des ampleurs innatendues et finit par dégénérer joyeusement. Inspirée de l’histoire vraie du professeur Ron Jones, qui mena une telle expérience en 1967, pour enculer à sec l’incompréhension toute sébumisée d’élèves ne comprenant pas comment Hitler, un homme charmant quoiqu’un peu fruste dans ses manières, avait pu à ce point endoctriner un peuple entier. Ce qui dégénéra également. Voir ici. Le sujet promet donc d’être fascinant et extrêmement enrichissant, quoiqu’extrêmement casse-gueule lorsque l’on aborde ce genre de thème, couplé au monde adolescent, ou l’écueil évident est de virer au manichéisme primaire, au simplisme, pour plaire au plus grand nombre et notamment à un public dejeunes. Exactement là où le bât blesse ici.

Critique : Si l’on considère ce film comme un “teen-movie dramatique”, alors il est vraiment excellent : bande-son pop-rock-electro-hip-hop dynamique et ultra-saturée, bande de jeunes allemands beaux gosses et propres sur eux, relations entre groupes etc etc etc, avec le petit bonus de la réflexion centrée autour du thème du fascisme avec peu de trouvailles subtiles… qui reste finalement anecdotique car profondément creuse, manichéenne et simpliste, donc peu gênante et très intégrable dans un schéma “je filme sans temps morts tu ne réfléchis pas et tu kiffes”.

Sauf que voilà, ce film n’a pas vocation à être un teen-movie. Lorsque l’on traite d’un sujet tel que celui-ci, qui rappelle évidemment l’Allemagne Nazie, on fait soit dans l’outrance grossière et nauséabonde, et second degré, soit dans le minimalisme intimiste et la suggestion, mais pas entre les deux, pas de bouse consensuelle et superficielle. En gros, La Vague promet beaucoup mais n’apporte au final pas grand chose tant la réflexion sur le totalitarisme/fascisme se heurte à la vision fondamentalement manichéenne et empreinte de clichés de l’adolescence (la rebelle aux dreadlocks, le garçon torturé mal dans sa peau qui trouve en le modèle fasciste une raison de vivre et qui fait tout merder, le garçon sans famille qui s’en trouve une dans ce groupe fascisant etc, etc, etc), la manière de filmer “coup-de-poing”, et l’absence totale de profondeur (psychologique, philosophique : ce n’est pas en tapant du pied et portant des chemises blanches qu’on met en place un totalitarisme aveugle) du film qui n’invite absolument pas à la réflexion mais à la contemplation sourde. Bref, une vraie déception qui prend les jeunes, donc le public majoritaire, pour des cons. A télécharger comme ça, pour voir.

Where am I?

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