La chasse aux nègres.

juillet 27th, 2009

Ce soir, c’est la chasse aux nègres. Je suis tout fébrile et excité à l’idée de commencer ce nouveau jeu qui me promet milles plaisirs chafouins. J’y pense longtemps avant le début. J’en frémis à l’idée. Mon corps devient moite. Je me mets un peu de Daft Punk dans le mp3, ça me stimule, ça me motive, ça me mets dans une état second. Une transe. Une possession divine. Je ne pense plus qu’à une chose.

A caillasser du nègre. Abimer leurs corps d’ébène. A les buter. Les tuer. Les annihiler. J’irais les chercher dans leurs trous à rat. A la grenade. Pas de quartier. La chasse aux nègres est ouverte.

J’y mets tout mon coeur. J’y mets toute mon âme. Mais dans ce jeu délicieux, des forces transcendantes s’opposent. Il ne s’agit plus de moi ou des nègres. Il s’agit du Bien et du Mal, du Blanc et du Noir, opposé dans une lutte fatricide dans laquelle un seul doit sortir vainqueur. J’espère que ce sera moi. J’espère que mes uzis chauffés à blancs transperceront bien leur peau tannée, je veux des trous dans leur peau, je veux voir le sang gicler, couler. Je veux boire du sang de nègre. Je veux m’en abreuver. Ils me provoquent déjà. Ils louvoient autour de moi et me bouscule. J’interdis à quiconque de me bousculer. Alors je sors ma batte de base-ball. Et je les défonce un par un. J’éclate leurs têtes grossières. J’expulse toute ma haine de ce monde qui me rejette. Toute cette frustration que j’accumule chaque jour au travail lorsque mon patron me force à avaler ses couilles en cachette. Je déverse mon torrent de haine. Je sublime mon Oedipe refoulé. Ma bite d’adolescent frustré que j’aimerais fourrer dans ma mère. Mon katana gagné à la foire que je polis en secret dans l’espoir de suriner violemment mon géniteur. Oui, ce sont ces névroses adolescentes, ce sont ce mal-être insidieux que je transforme en haine aveugle envers la race nègre. Je suis une haine vorace. Je suis l’ange de miséricorde.

Je ne connaitrais pas le repos ni la paix tant que je ne pourrais pas tuer autant de nègre que je voudrais à mains nues. Mmmmh oui… en quelques coups de poing, il est à terre et gémit. Cette force surnaturelle que j’ai au combat, je l’ai acquise à force de sueur, en écumant les bancs noircis de la salle de musculation du tiéquar. Je suis une vraie boule de muscle. Je suis un colosse innataquable et je domine le nègre. Il est à terre et me supplie du regard. Je me couche sur lui et lui assène des directs du droit. Tout mon corps est concentré dans cet énorme poing feraillé. Je lui décroche la mâchoire. Lorsque j’ai fini de le cartonner, son visage est tuméfié, on ne reconnaît plus rien. Plus qu’une masse informe noirâtre, faite de sang, d’os et de peau. J’en ai fais de la bouillie, de la charpie humaine.

Mais attention, mon travail n’est pas terminé. Je suis perfectionniste. Je me relève et le piétine au niveau du thorax et casse ses côtes une par une. Cela craque. C’est un son doux et mignonnet qui m’enchante. Je continue jusqu’à ce que le sang gicle et m’éclabousse. Je rigole, mon dieu que je rigole, l’extase s’empare de mon être, je me sens vivre enfin, dans ce tourbillon de violence et de joie furibarde. Je bande, mon dieu que je bande. Je ne veux plus lâcher le coup du nègre. Je l’ensserre. Je m’y blottis. C’est mon doudou à moi. Mon nin-nin. La chose qui me tient compagnie dans mes nuits de cauchemars. Ma bouée d’ammarrage. C’est la réminiscence de mon enfance malheureuse.

Je suis quelqu’un de simple. Je ne me pose pas de question. Je suis musclé et j’aime tuer des gens, j’aime tuer des nègres.

Je débranche GTA et je vais me coucher. Je me sens bien. Plein.

§ 2 Responses to “La chasse aux nègres.”

  • François dit :

    Encore une fois génial… Tout tes textes ont une profondeur et un humour, je crois que je suis amoureux de toi <3.

    Pour celui ci, c’est dommage qu’on devine assez tôt qu’il s’agit de GTA !

  • Martin dit :

    Euh parle pour toi, moi je pensais réellement qu’il faisait l’apologie de la haine raciale et de la violence négrière débridée. Enfin disons que je pensais qu’on était dans le second degré pur.

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